Oui, le réaménagement de la chaussée de Mons est nécessaire
Oui, le réaménagement de la chaussée de Mons est nécessaire
21 novembre 2025 · Oscar Curtil
Depuis le début des travaux de réaménagement de la chaussée de Mons et des squares Émile Vandervelde et Albert Ier, les tensions n’ont cessé de croître autour d’un chantier pourtant attendu depuis plus de dix ans pour des raisons de sécurité routière. Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouveaux actes de vandalisme ont lourdement endommagé le chantier : signalisation arrachée, matériel détruit, pneus crevés, vitres brisées, et même des panneaux de chantier jetés depuis le pont sur la passerelle cyclable située en contrebas — un geste qui aurait pu avoir de très lourdes conséquences. Avello condamne fermement ces violences et appelle au respect du processus démocratique et de la sécurité de tous.
Un point noir historique de la sécurité routière
L’insécurité du pont connu sous le nom de « pont Cureghem » et de ses abords est documentée depuis de nombreuses années. Dès 2013, des cyclistes alertaient la commune sur la dangerosité extrême de la traversée, en dénonçant l’absence totale d’infrastructures cyclables.
En 2018, ces craintes se confirment de façon tragique : fauché par un camion, un policier de 28 ans y perd la vie alors qu’il rentrait chez lui à vélo. Le site est reconnu comme l’un des points noirs majeurs de la Région bruxelloise, notamment en raison du trafic important de poids lourds.
Malgré une première intervention temporaire en 2020, la situation est restée inchangée : de nombreux cyclistes n’osent toujours pas franchir le pont Cureghem ni circuler sur la chaussée de Mons. Sur un axe aussi dense, où circulent des véhicules lourds, la seule manière d’assurer la sécurité de tous — piétons, cyclistes mais aussi automobilistes — est la séparation claire des flux et des traversées sécurisées.
Un projet qui suit toutes les étapes démocratiques
Le projet en cours n’est ni improvisé ni imposé. Il s’inscrit dans un processus démocratique complet :
- Enquête publique en 2022, durant laquelle chacun a pu s’exprimer ;
- Commission de concertation qui a suivi l’enquête ;
- Avis positif du collège communal d’Anderlecht lors de la précédente législature ;
- Approbation du projet par des élus passés et présents ;
- Démarrage des travaux par Bruxelles Mobilité, compétente pour les voiries régionales.
Des tensions qui empêchent le débat démocratique
Les oppositions au projet se sont intensifiées ces derniers jours, souvent de façon violente, avec pour effet d’intimider les citoyens qui souhaitent exprimer leur soutien au réaménagement. Plusieurs habitants favorables au projet, ont renoncé à se rendre au conseil communal du jeudi 20 novembre par peur des réactions hostiles.
Cette situation nuit gravement au débat public. Aucune position — quelle qu’elle soit — ne devrait s’exprimer au détriment du respect, de la sécurité et de la participation citoyenne.
Avello réaffirme son soutien au projet
Le réaménagement en cours répond à un enjeu essentiel : la sécurité routière.
Les aménagements prévus — dont l’apparition d’une piste cyclable continue — ne relèvent pas d’un « scandale » mais d’une nécessité. Sur un axe où la circulation est aussi dense, séparer les modes de déplacement est la seule solution efficace pour éviter de nouveaux accidents graves.
Avello soutient donc la poursuite du chantier et tient à rappeler :
- Que les violences et dégradations ne sont jamais légitimes ;
- Que les enjeux de sécurité routière concernent tous les usagers, sans exception ;
- Que le projet est le fruit d’un processus démocratique complet et d’une volonté politique transversale ;
- Que les habitants attendent depuis plus d’une décennie une solution durable à ce point noir de la mobilité.
Appel aux autorités
Avello appelle les autorités politiques à garder le cap et à défendre un projet nécessaire, attendu et démocratiquement validé.
Nous demandons également à Bruxelles Mobilité d’assurer une coordination rigoureuse pour que les travaux se poursuivent dans les meilleures conditions, en limitant au maximum les nuisances pour les riverains.
La priorité absolue doit rester la sécurité de tous.